Une base de données contenant quelque 200'000 noms d'entreprises et de particuliers a été ouverte au public sur Internet par le ICIJ ( Consortium international des journalistes d'investigation).
Chaque internaute peut désormais consulter à partir d'hier 9 mai 2016 une base de données fondée sur les millions de documents du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca et où figurent notamment le premier ministre islandais récemment contraint à la démission, Sigmundur David Gunnlaugsson, et l'ex-ministre français du Budget, Jérôme Cahuzac, emporté par un scandale d'évasion fiscale en 2013.
«C'est un cheminement naturel vers la transparence pour permettre à la société civile d'obtenir les informations de base sur les Panama Papers»,
Gerard Ryle, directeur du ICIJ
aux Etats-Unis
a expliqué dans un entretien à l'AFP Gerard Ryle, directeur du Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ), qui a fait éclater le scandale.
Suite à la publication de l'article du journal américain the Miami Hérald en date du 28 avril 2016, citant des noms impliqués dans des tractations financières via la firme d'avocats panaméenne Mossack Fonseca -Panama Papers- les anciens officiels haitiens mentionnés dans l'article ont donné à l'ttention du public des points de vue nettement différents des faits relatés par le Miami Hérald.
Le personnage central désigné dans l'article du journal Miami Hérald, Georges Andy René, a laissé entendre dans un email responsif traduit par la rédaction de HCN de l'anglais, comme suit:
«Je suis un avocat d'affaires avec plus de 15 ans d'expérience internationale dans les affaires et droits des sociétés. Jai représenté à travers les ans des centaines de clients, de partout dans le monde avant de revenir dans mon pays Haïti. Le
22 Août 2012 j'ai été nommé directeur général du Centre de Facilitation
des Investissements par le Président de la République d'Haïti. À
ce titre, j'ai remis au Premier ministre, ministre du Commerce et
d'autres ministres, une analyse très technique et des séances d'information
juridiques sur la façon de renforcer l'économie d'Haïti. Je
suis parti de la fonction publique le 6 Février 2014 pour revenir au
secteur privé en vue de reprendre ma pratique des conseils juridiques relatifs aux entreprises commerciales ou des affaires en Haïti. D'après
ce que je sais, le 28 Juillet, 2014 MOU auquel vous faites référence a été un
accord de sécurité nationale de l'énergie de haut niveau fait entre les
gouvernements d'Haïti et celui de Trinidad. Des décisions
géostratégiques nationales et gouvernementales de sécurité sont prises au
plus haut niveau après discussion avec le Conseil des ministres. Qu'il s'agisse ou non de l'analyse technique et des séances d'information faites
par moi quand j'étais à la FCI pour aider les
représentants des deux pays à signer cette importante National Energy
Security MOU est une question d'opinion et non de fait. Le fait est que la rédaction, la négociation et la signature d'un protocole d'entente d'un pays
à l'autre est la responsabilité de signataires de haut niveau".
Georges Andy René se dégage de toute responsabilité dans cette affaire de pétrole à être importé en Haiti à partir de Trinidad & Tobago, renvoyant la balle aux dirigeant haitiens. Il n'a pas voulu répondre davantage quant aux autres combines soulevées par le Miami Hérald (SNIPP, Proteus Holding, etc)
Quant à l'ex-PM Laurent Lamothe, il a nié avoir été au courant des activités de Georges Andy René qui, selon lui, apparemment était en "gros conflits d'intérêts" du fait qu'il était un agent du gouvernement haitien travaillant aussi au profit de ses intérêts personnels.
Wilson Laleau qui était ministre haitien du Commerce lors de ces tractations financières s'est plaint du fait que son nom soit lié au Panama Papers sur les médias sociaux.
"En ce qui me concerne, je n'ai rien à voir avec Panama Papers", a-t-il déclaré au journal haitien le Nouvelliste
D'autres personnes ont été citées dans l'article de Jacqueline Charles du Miami Herald tel Ralph Pereira, ami de longue date de l'ex-président Martelly. Il a dit au Nouvelliste qu'il ne faisait que conseiller "offcieusement" son ami, en l'occurrence Martelly, à cause de son expérience en la matière.
Le sénat haitien se propose de faire la lumière sur cette affaire. Son président Ronald Larêche a déclaré au Miami Herald qu'il consulterait les documents Panama Papers à cet effet. Le 9 mai prochain l''International Consortium of Investigative Journalists (Consortium international pour le journalisme d'investigation) promet de délivrer au public le reste des documents en rapport avec les Panama Papers qui révèleront beaucoup plus sur les compagnies offshore (compagnies écrans ou bien "shell corporations") qui utilisaient la firme Mossack Fonseka pour cacher des avoirs suspects, tout simplement mal acquis ou encore pour ne pas payer des impôts.
Qui alors en Haiti -si la commission que le sénat se propose de former, porte fruit- qui, s'interoge-t-on, va reprendre la vieille chanson folklorique: Panama m tonbe Panama m tonbe Panama m tonbe, sa ki dèyè ranmase l pou mwen? (Chant en vidéo en bas)
Des noms d'anciens officiels haitiens retrouvés dans les Panama Papers Selon le journal américan The Miami Herald, des anciens officiels haitiens ont cherché à former un réseau suspect via la firme Mossack Fonseca pour exploiter de manière exclusive la vente du pétrole en Haiti. Miami Herald écrit que George Andy René, chef du Centre de Facilitation des Investissements ou CFI de 2012 à 2014apparait comme le personnage central de combines financières qui prendraient place sous le couvert d'une corporation dénommée Proteus Holding S.A. et d'une autre corporation-écran,la SNIPP (Société Nationale d’Importation de Produits Pétroliers), devant êtreenregistrée chez la firme Mossack Fonseca connue de par le monde en tant que Panama Papers. A refugium peccatorum où l'on retouve une 'mixture' hétérogène de politiciens, criminels ou richards cherchant à blanchir leurs richesses mal acquises ou s'abriter du fisc de leurs pays respectifs. Toujours d'après l'auteur de l'article dévoilant ces combines -Jacqueline Charles du Miami Herald- René travaillait dur pour s'accaparer de droits exclusifs d'importation du pétrole en Haiti à partir de Trinidad and Tobago sous le couvert de cette compagnie mentionnée plus haut et qui abriterait des partenaires non cités. René était conseiller spécial de Laurent Lamothe et travaillait pour le gouvernement de Martelly comme chef du CFI
George Any René, personnage central des combines selon le Miami Herald
La combine du pétrole prenant place à Trinidad and Tobago
L'ancien ministre du Commerce Wilson Laleau présentant son argument pour la vente du pétrole à Haiti